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UN PROPHETE, PLEBISCITE DANS SON PAYS

9 Césars pour le film "Un prophète" de Jacques Audiard, dont ceux, très convoités, de "Meilleur film" et "Meilleur acteur" pour l'incandescent Tahar Rahim.



UN PROPHETE, PLEBISCITE DANS SON PAYS
«Je remercie mes acteurs chéris», a déclaré Jacques Audiard avant de prendre parti, sur scène et devant des millions de téléspectateurs, pour la cause des sans-papiers : «Il y a des gens qui demandent juste un titre de séjour (...) ce serait bien que les pouvoirs les regardent mieux et acceptent de recevoir le collectif des cinéastes pour les sans-papiers», a-t-il lancé à l'adresse notamment du ministre de la Culture Frédéric Mitterrand, assis dans la salle, qui s'est enfoncé dans son fauteuil pour l'occasion.

C'est aussi le sacre d'un acteur incroyable, Tahar Rahim, 28 ans. La dernière fois (et la première fois) qu'on l'avait vu, c'était dans la série cash "La Commune", signée Abdel Raouf Dafri, coupable également du scénario de base du film d'Audiard. Tahar Rahim est né le 4 juillet 1981 à Belfort, où il habite la CIté des Résidences, dans une famille nombreuse d'origine algérienne. Il se perd en fac de maths, puis en STAPS, avant de choper une licence de cinéma à Montpellier. Puis il monte à Paris, prend de cours de comédie, et d'exploser dans le cast de "La Commune". Puis c'est la rencontre sur le plateau, avec Audiard, qui le scotche dans le rôle de Malik El-Djebena, un jeune lascar de 19 ans sans repères, qui se retrouve en prison pour 6 ans, et qui devra faire preuve d'une grande finesse pour s'en sortir. Résultat, "Prix du meilleur comédien européen 2009", "Prix Lumière du meilleur acteur" en 2010, mais surtout le "César du meilleur espoir masculin" et celui du "Meilleur acteur". Un doublé historique, qui on l'espère, lui fera prendre perpète au cinéma.


Dimanche 28 Février 2010
Yem Raphäl







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